MR-VÉLO : requalification des voitures de métro

MR-VÉLO : requalification des voitures de métro

Maintenant que les nouvelles voitures de métro AZUR commencent à entrer en service, la Société de Transport de Montréal a lancé un appel de projet pour trouver la meilleure façon de requalifier les voitures de métro de première génération.

Ces vieilles voitures, nommées MR-63 pour « matériel roulant de 1963 », peuvent en effet être réaménagées et mise à profit au lieu d’être totalement démantelées. La STM prône de respecter l’image de marque de la compagnie et d’entrer dans une philosophie de développement durable.

La firme Groupe Leclerc Architecture + Design a participé à l’appel de projet en proposant MR-VÉLO, pour « matériel recevant les vélos ». Le concept consiste à réaménager les vieilles voitures en structures qui serviront principalement à ranger les vélos des cyclistes de Montréal, Laval et Longueuil.

 

Description détaillée de l’approche

Un de nos critères principaux pour l’élaboration du concept était de trouver un moyen de redonner à la société montréalaise ce « bijoux collectif » tout en le faisant participer à la vie quotidienne des résidents. Cette proposition conserve d’ailleurs la nature même et l’apparence des voitures de métro, en plus d’exposer efficacement à ciel ouvert le patrimoine montréalais qui a participé au développement et au rayonnement de la métropole.

Le projet a pour but de répondre aux besoins connus de la collectivité allant de permettre aux cyclistes quotidiens de disposer leur vélo à l’abri des intempéries, de proposer un endroit plus sécurisé pour y laisser son vélo, de faciliter l’utilisation de ce mode de transport durant les quatre saisons et de permettre potentiellement à BIXI de répondre à l’ensemble de la demande dépassant leur capacité actuelle à leurs points de chute principaux.

De cette manière, 50 stations de métro, soit 74% du réseau, présentent un potentiel pour le projet dont certaines permettraient l’implantation de plus d’une voiture. Au total, 73 voitures pourraient être réutilisées dans la collectivité. Ces interventions urbaines deviendraient rapidement des éléments forts du paysage de la métropole.

 

Développement durable

Dans une approche de développement durable, le projet promeut le transport écologique et sensibilise davantage la population à la cohabitation avec les vélos sur le territoire montréalais. Il permettrait aussi d’augmenter l’attrait pour le transport à vélo au quotidien, ce qui pourrait conduire à une diminution du nombre de véhicules en déplacement dans la ville.

En plus de l’aspect précédent, le projet propose une continuité axée sur le développement durable en lien avec les avantages suivants :

  • Lors du démantèlement intérieur nécessaire pour permettre le nouvel usage, une conscience de maximisation des éléments recyclables serait faite;
  • Le peu de modifications nécessaires sur l’extérieur des voitures permettrait de conserver au minimum la consommation de ressources;
  • L’implantation des voitures représente un faible impact tant au niveau de l’emprise au sol que de la modification de la surface existante du sol. Pour y arriver, nous misons sur une flexibilité du mode d’implantation choisi en lien avec le site visé en privilégiant une implantation à même une place publique adjacente à un édicule, une installation en bordure d’un parc ou d’un espace vert de dimension suffisante, une installation en retrait d’un trottoir suffisamment large pour recevoir une telle structure qui n’empêche pas le passage piéton déjà existant ou une installation à même les îlots de verdure de dimension suffisante présents à l’intérieur des stationnement et terminus;

En résumé, le projet permet une réelle réutilisation dans la collectivité répondant à une conscience de développement durable à divers niveaux.

 

Retombées socioéconomiques et touristiques

Une telle proposition présente aussi un volet social où la réalisation et l’exploitation des stations pourront être gérées par un OSBL mettant de l’avant la réinsertion sociale des individus lors de la modification des voitures et, par la suite, à même les centres de réparation et d’entretien.

Du côté économique, la structure supplémentaire qu’apporterait le projet au déplacement à vélo dans la métropole laisse présager des revenus supplémentaires pour des organismes comme BIXI.

L’attrait touristique n’est pas à négliger, surtout à l’approche du 375e anniversaire de la ville de Montréal, où plusieurs acteurs cherchent à bonifier la vie collective et à mieux définir la position de la métropole sur divers aspects.

 

En conclusion, il y a fort à parier que MR-VÉLO stimulerait l’engouement pour le transport actif à vélo en plus d’être une intervention urbaine marquante dans le paysage montréalais exposant le passé, le présent et le futur d’une collectivité constamment en développement. De plus, une fois que Montréal devient un pionnier en la matière avec ces installations, le concept est facilement exportable ailleurs au Canada et à l’international.

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